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Swipecity: voir sa ville d’un autre oeil

Né lors de la première édition du Hackathon des Journées de la culture, organisée par Québec Numérique et Culture pour Tous en 2015, Swipecity s’inscrit dans une tendance lourde: le tourisme culturel. Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs, on veut visiter «autrement», sortir des sentiers battus, connaître la petite histoire des lieux qu’on traverse au quotidien ou en voyage et vivre la même expérience que les locaux.

C’est sur cette tendance que surfent notamment des applications comme Cité Mémoire, par exemple, qui nous raconte des histoires à l’aide de projections disséminées dans notre environnement.

Si on laisse l’application ouverte en toile de fond, Swipecity (disponible sur Google Play et Apple Store) active des notifications relatives à divers éléments d’intérêt qui nous entourent. Uniquement déployée à Québec, Montréal et Lévis pour le moment, l’application permet aux promeneurs d’accéder à une carte contenant différents points à découvrir. En arrivant dans le périmètre d’un point, l’histoire relative à celui-ci nous est racontée, en format texte au début mais bientôt en audio (grâce entre autres à une collaboration avec Magnéto, qui diffusera à l’automne sur Swipecity PoésieGo!, une série d’œuvres poétiques) et en vidéo. (Note: un gros travail sera fait pour que les données reçues ne soient pas trop gourmandes sur le forfait de données des utilisateurs).

Exemple de fiche :

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Culture et plateformes mobiles

Les musées et organismes de diffusion culturelle ont un contenu très riche. Tous essaient de le valoriser, de l’exploiter en offrant une expérience nouvelle sur des plateformes mobiles. Or ils n’ont ni les moyens ni l’expertise pour les implanter. C’est là que Swipecity intervient en leur offrant un système informatique intégré, une plateforme sur un portail web qu’ils paient à l’utilisation pour y déposer leur contenu numérique. Non seulement sont-ils autonomes pour la mise en ligne leur contenu, mais il peuvent diffuser, à des endroits précis dans la ville, du contenu numérique à l’intention de toute personne ayant un téléphone intelligent. Ils peuvent aussi déterminer où et quand ce contenu sera consommé.

Après coup, la même plateforme leur permet en outre d’analyser leur clientèle, de mesurer l’impact des œuvres présentées, de sonder en direct l’émotion ressentie par le public pendant l’expérience culturelle en lui présentant des émoticônes d’humeur. 

Gagnante du Hackathon Québec 2015, l’équipe a tout de suite constaté qu’elle devrait s’allier à des spécialistes culturels pour assurer le sérieux de sa démarche et s’est donc entourée de gens du milieu culturel. Il lui a fallu faire un travail travail d’approche de ces organismes: musées, art public et d’autres en pleine effervescence (ex: monuments historiques, salles de spectacle, tam-tams dans le parc, trajet d’art public, Ex-Muro).

Première étape : faire découvrir la culture autrement aux gens

«Chaque ville a son empreinte culturelle», souligne Julien Mbony, cofondateur de Swipecity, «et c’est ce feeling-là que Swipecity cherche à reproduire en fournissant un outil de découverte de la culture et du patrimoine des villes. On passe par les artistes pour avoir une expérience différente pour chaque ville grâce à une application mobile, à la géolocalisation et aux objets connectés.»  

«On voulait que l’info, la culture, l’environnement viennent aux gens et pas l’inverse.» Julien Mbony.

Deuxième étape : installer dans plus d’une trentaine de lieux  physiques des bornes qui pourront vous raconter quelque chose mais vous permettront aussi d’interagir avec des lieux culturels et d’y laisser une trace numérique, comme auparavant on pouvait laisser un cœur gravé sur un chêne ou un cadenas sur un pont de Paris pour immortaliser une rencontre amoureuse, un moment spécial dans notre vie…

Troisième étape : utilisation de SwipeCity dans plusieurs villes

Vous croyiez qu’ils allaient s’arrêter au Québec? Imaginez le potentiel international…

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